Et bien, ça fait plus de deux mois que je suis ici, à quelque 8000 km de France et je dois vous avouer que mes habitudes changent.
Cette semaine, je me suis rendu compte que j’avais désormais 3 familles différentes.
Vendredi après-midi, je me suis rendu de La Lavande à Richmond, de Richmond à l’Embarcadero et de l’Embarcadero à Pier 39 et vice-versa et c’est en ferry que nous nous sommes rendus dans la « ville », pour pouvoir partager une douche un peu salée sur le pont mais surtout un paysage magnifique au crépuscule. La Lavande est la troisième famille que l’on peut avoir. C’est le travail, c’est le labeur et c’est les gens avec qui on le fait. Dans cette famille, il y a forcément des gens que vous n’aimez pas. Il y a également des personnes que vous appréciez, d’autres que vous aimez beaucoup et puis il y a des personnes que vous ne connaissez même pas …

Samedi, je me suis rendu dans le Sud de San Francisco, au Montara Mountain plus précisément. Et c’est en conciliant la mer et la montagne ! En effet, notre matinée, nous l’avons passée dans les montagnes, s’octroyant une petite rando’ d’1h30, avant de descendre jusqu’à cette petite crique afin de profiter du son des vagues déferlantes (la Californie étant un excellent endroit pour tous surfeurs). Au programme, du repos, une petite marche le long de la plage, et des jeux de cartes avant de faire un tour par les Twin Peaks et de rentrer à la maison. C’est avec ma deuxième famille que j’ai partagé ces moments (aussi insignifiants que ceux-ci peuvent paraître pour certains), celle qui m’accueille ici, qui partage tous ces moments et qui arrive à se mettre à ma place de touriste un peu paumé loin de chez lui pour la première fois. C’est la famille que l’on choisit et qui nous choisit. On peut dire que j’ai eu beaucoup de chance de l’avoir elle !

On descend de la montagne à pied 
les Twin Peaks 
Toujours en compagnie de mon appareil
Et puis dimanche avant de me diriger vers Jack London Square pour aller au cinéma voir Men In Black, j’ai appelé la première famille. La meilleure. Celle qu’on ne choisit pas et parfois, tant mieux. Je suis fier d’où je viens et je suis reconnaissant. J’aime ma famille plus que tout: c’est grâce à elle que je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à elle que j’ai la chance de profiter tout au long de ma (petite) vie. Et ce n’est pas une question d’argent ou de confort. C’est une question de bonheur. Ma famille me rend heureux. Et appeler ma mamie le dimanche à dix heures, c’est mon moment pour être le plus heureux possible. Et je sais que je ne suis pas particulièrement bavard mais écouter leur voix me rapproche d’eux.
Et comme je dis: loin des yeux mais toujours près du cœur.
