1-2-3, il fera très froid, 4-5-6, il n’y a pas de vices, 7-8-9, ce sera la teuf, 10-11-12, voici toutes les news. (oui, il fallait que ça rime)
Me revoilà, encore parti je ne sais où. Enfin, moi je sais, et puis si vous ne l’avez pas compris en cliquant sur ce menu, je suis parti « Ô » Canada, comme dirait l’hymne national. Et plus précisément du 26 au 30 octobre à Toronto et du 30 octobre au 4 novembre à Montréal.
Toronto : La « Grande Pomme » du Canada
C’est là que tout à commencé. Arrivé le samedi, après environ 7h d’avion entre Bordeaux et Toronto, c’est avec le sourire aux lèvres que j’atterri. Je frôle mon rêve du bout des doigts. A peine arrivé, voilà mon passage à la douane (logique!), avoir une 50aine de gants dans sa valise, c’est tenter le diable à la douane. Finalement, ça se passe bien car je n’ai rien à me reprocher !
Après avoir pris l’UPExpress, j’arrive enfin dans mon AirBnB (ce blog n’est pas sponsorisé par cette entreprise de San Francisco). C’est un modeste sous-sol où l’on trouve un lit et une petite salle de bain. Parfait au vu du temps que je vais passer dans la ville. C’est également comme ça que j’ai pu m’apercevoir que les Canadiens chauffent BEAUCOUP TROP leur maison.

C’est la période d’Halloween, avec surprise, je découvre les rues de l’ouest de Toronto, déguisées, transformées. Les squelettes sortent de terre, les toiles d’araignées en coton s’accrochent aux balcons des immeubles et aux terrasses des maisons, les fantômes de draps blancs se pendent aux arbres, comme les écureuils qui, comme déguisés et capturés par l’essence d’Halloween sont vêtus d’un pelage noir charbon. Ce n’est pas étonnant en soit mais c’est bien différent de notre Halloween français. J’ai l’impression et plus qu’une impression, j’ai la certitude que l’on tente désespérément d’imiter nos voisins américains en ne faisant qu’une pâle copie de leurs traditions.
Mon voyage dans la Ville Reine se résume principalement à la rencontre des acheteurs de magasins de vêtements (pour vendre les gants, bien entendu).
Mais si j’ai beaucoup travaillé, je n’ai pas fait que ça. La plupart des boutiques ouvrant entre 10h et 11h, je me suis donc promené.
J’ai visité le cœur de cette ville. La CN Tower (bien que je n’ai pas eu le temps d’y monter) est immense. Peut-être aussi haute que la Tour Eiffel. Probablement moins. C’est jolie. La tour trône sur cette grande ville. Il y a les gratte-ciels, il y a les taxis jaunes, tout ce qui fait de Toronto une copie de New York. Mais les gens qui l’habitent sont différents et ça, ça fait une sacré différence. Le sourire aux lèvres, l’ambiance de la ville, la joie, c’est ce qui ce mélange dans les souvenirs que je garde. Pour moi, c’est le rapprochement de mon rêve vers la réalité.



Et puis, il y a les écureuils. Ce sont les pigeons d’Amérique, bien que bien plus présents au Canada à mon humble avis. Il y en a partout : dans les rues, sur les paliers des maisons, ceux des immeubles, dans les arbres mais également sur le bitume.


Mais ce qui m’émerveille le plus, ce sont les lumières. C’est beau Toronto la nuit. La CN Tower revêt son doux collier violet, Mississauga est illuminée par les buildings ce qui rend la ville plus vivante que jamais. Oui, c’est beau la nuit. Et puis il y a le Lac Ontario dont
le noir devient profond, calme et froid, silencieux. C’est ce silence nocturne que j’ai le plus apprécié. C’est comme si j’étais à ma place à ce moment précis. Comme si le temps c’était arrêté. C’est agréable le silence… et puis c’était la fin. La fin de mon voyage à Toronto. Le lendemain je partais à Montréal.

Montréal : Le French Canadian pas si French que ça
Pour me rendre dans cette ville à quelques 550 km de Toronto, j’ai pris l’avion (surtout parce que je n’ai pas vraiment le choix). Cette sorte d’hydravion terrestre, j’ai failli le rater à cause d’un retard dans le métro 1. Je suis arrivé 20 minutes après l’heure limite d’enregistrement à l’aéroport, j’étais seul à m’enregistrer à la borne, je suis entré le dernier dans l’avion… Oui, je suis entré le dernier dans l’avion mais j’y suis entré !
L’avantage, c’est qu’à l’aéroport, tu peux parler français, il y aura toujours quelqu’un pour te comprendre !
Une fois arrivé, je me suis encore dirigé vers mon AirBnB. Parce que je vous assure que 2 valises de gants, c’est lourd.
Montréal, c’était vraiment différent de Toronto. Je ne saurais vraiment l’expliquer. Ca ressemble à Paris, ou du moins à l’idée que l’on peut se faire du Paris touristique. Des pavés, une cathédrale Notre-Dame, un fleuve qui traverse la ville, des montagnes, etc. C’est presque trop touristique. Ici, on parle plus anglais que français ce qui est presque décevant mais compréhensible.
J’ai d’abord visité le Plateau où j’habitais le temps de 4 jours puis je me suis aventuré dans la ville et ses alentours. J’ai vu la sculpture du parc Jean Drapeau, sur la petite île Ste-Hélène sur le fleuve St-Laurent qui fait face à Montréal, je suis monté au Mont-Royal, j’ai visité le planétarium, mais j’ai surtout marché contre vents et marrées (enfin plutôt contre la tempête).
Et oui, j’étais à Montréal le 31 octobre aka Halloween Day. Mais malgré ma furieuse envie et ma grande curiosité pour connaître les us et coutume de cette fête, j’ai dû m’y résigner à cause du mauvais temps. Je suis rester dans ma chambre et je ne suis pas sorti. Même à l’intérieur de l’immeuble, nous pouvions entendre le vent qui claquait les fenêtres, la pluie et la grêle qui se battaient contre les murs. Je pense que c’est finalement un bon résumé de cette soirée. Le lendemain, quand je suis sorti, c’est avec surprise que j’ai vu un arbre allongé sur la route et c’est à ce moment que je me suis dis « Heureusement que je suis resté à l’intérieur hier ».
Et puis, c’était déjà la fin, la fin du voyage et le retour vers ma réalité, celle d’un étudiant français vivant dans une profonde campagne Limousine. Je suis parti. Parti d’un pays qui me faisait me sentir comme chez moi, plus que chez moi. Je suis parti avec l’encre sur la peau des symboles d’un voyage que je referais. Je me le promets, je l’ai écris. Mais la prochaine fois, j’espère le plus sincèrement possible que le voyage ne se terminera jamais.





